La vérité sur Hiroshima

Publié le par Sergent Popup

(de notre envoyé spécial au Japon)

A l’heure où l’on commémore le 60ème anniversaire du Grand Feu d’Artifice du 6 août 1945, des voix perfides et toujours plus nombreuses s’élèvent çà et là pour mettre en doute, voire nier purement et simplement la pureté des intentions américaines dans cette affaire. (Lire, en particulier, l’interview édifiante de Tsuyoshi Hasegawa, historien japonais, mise en ligne par L'Imprécateur le 17 août sur son blog http://francisf.canalblog.com)

C’est oublier un peu vite que les courageux soldats de l’armée des USA avaient encore le cœur lourd et les yeux humides en songeant au lâche massacre de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 où, sans la moindre déclaration de guerre et sous couvert d’opération strictement militaire, les fourbes Nippons assassinèrent certes 4321 GI’s, mais aussi 4321 boys polynésiens, 4321 dames de compagnie blondes platine à grosse poitrine et 4321 souris apprivoisées répondant au nom de Mickey.

Pour ce qui concerne Hiroshima, si l’on ne peut décemment nier qu’une bombe atomique (une seule, notez bien !) y ait été larguée, il convient cependant de replacer cette opération dans son contexte stratégique. Harry Truman, président des Etats-Unis, venait en effet d’apprendre que trois personnages clés du régime de l’empereur Hirohito se trouvaient par hasard réunis dans cette ville de province par ailleurs d’une affligeante banalité architecturale : Seiji Kayashige, amiral en chef de la flotte japonaise, Isao Wada, haut général commandant la VIIème armée impériale et principal conseiller militaire du régime, et surtout Hitoshi Takayama, masseur particulier de l’empereur qui souffrait depuis des semaines d’une terrible et épuisante lombalgie aiguë.

C’était une opportunité à saisir absolument, Truman sachant pertinemment que la mort soudaine de ces trois hommes pouvait changer le cours de la guerre et permettre d’épargner de nombreuses vies. Malheureusement, au moment précis où la bombe était larguée, le masseur montait dans le train de 8 h 07 pour Nagasaki, et c’est pourquoi il fallut tout recommencer trois jours plus tard.

Une autre légende mensongère, voire révisionniste, prétend que le copilote de l’Enola Gay, l’avion qui largua la première bombe, aurait écrit dans son journal en voyant le ciel s’embraser d’une lumière aveuglante : « Mon Dieu ! Qu’avons-nous fait ? » Or, si l’on examine attentivement le journal en question, on lit en effet au bas de la page 27 :

Mon Dieu ! Qu’avons-nous fait

Sans point d’interrogation, notez bien. Et en tournant la page, on peut lire :

de la canne à pêche et du couteau suisse du Grand Père Simmons ? Je suis sûr que nous les avons oubliés près de l’étang. Il faudra que je lui présente mes excuses et que je le dédommage, ce sympathique vieillard qui tant de fois (…)

On conviendra que ce n’est pas du tout la même chose. Après un tel témoignage de sollicitude, pour ne pas dire de tendresse, qui pourrait encore prétendre en toute bonne foi que les Américains ne sont qu’un ramassis de brutes sanguinaires et cyniques ?
 

Publié dans sergentpopup

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tonton RAVACHOL 22/09/2005 14:50

Salut,

viens retrouver un article court hyper bien fait sur HIROSHIMA

site : www.boismesvinciply.viabloga.com

Sergent Popup 20/09/2005 08:45

Merci de cette mise au point, George.

George W. Bush 20/09/2005 05:36

Hello.

Il n’y a guère plus que vous, pauvres naïfs de français pour croire encore que les bombes larguées sur le Japon étaient destinées à mettre un terme à la guerre. En août 1945, l’armée impériale était à genoux et la reddition d’Hirohito n’était plus qu’une question de jours. Cette démonstration de force avait pour but exclusif de freiner les ambitions des soviétiques qui commençaient à prendre un peu trop leurs aises en Europe. Nous sommes une grande démocratie et ne faisons aucune distinction entre les peuples. Il se trouve que les japonais restaient les seuls à être encore en conflit avec nous à l’époque, et c’est la raison pour laquelle ils ont payé. Mais cela aurait aussi bien pu tomber sur les allemands ou n’importe qui d’autre qui nous aurait cassé les couilles à ce moment-là.

Nous sommes toujours dans les mêmes dispositions. Avis aux amateurs.

George W. Bush